Élection d’un maire de remplacement : trop tard et sans rupture
Le Conseil Municipal prend aujourd’hui une drôle de tournure.
On va élire un nouveau maire et les adjoints qui vont avec. Un nouveau maire à trois mois de l’échéance normale d’un mandat catastrophique. Catastrophique pour notre ville, notre métropole, ses habitantes et habitants. Nous héritons aujourd’hui d’une image profondément dégradée par des pratiques condamnables et aujourd’hui enfin et heureusement condamnées.
Celui par qui le scandale est arrivé a été clairement identifié, et son entêtement à se cramponner à son poste a été terriblement pénalisant pour toute notre communauté.
Alors, à trois mois de renouveler enfin notre assemblée, on va encore faire du neuf avec du vieux, on va assister au recyclage de fidèles à un personnage que la justice a écarté de notre assemblée.
Ce personnage avait de par son comportement déjà incité à la désertion un bon nombre des membres initiaux de sa liste. Il ne reste plus que le dernier carré, et celui-ci a du mal à ne pas éclater si on en croit les différentes informations diffusées par la presse.
Dans ces conditions, les écologistes ne prendront pas part à un vote qui pour eux intervient bien trop tard, et qui ne va rien changer. La dissidence, la défection tardive de Nicole Peycelon et de son équipe aurait pu être l’opportunité de renverser la table bien plus tôt, mais voilà, son groupe était écoeuré, mais pas trop, pas assez… Il s’était accommodé jusque-là de pratiques peu reluisantes mais pas encore condamnées. Pour avoir tergiversé trop longtemps cette droite là c’est elle aussi finalement déconsidérée.
On change souvent une équipe qui perd, qu’en est-il d’une équipe perdue. Perdue, car le mode de “management” de son ancienne tête de liste, très centralisé, très personnalisé, ne laissait guère de place pour faire émerger des initiatives ou des talents. Les occasions de dialogue étaient plus que rares et de toute manière chaque fois vouées à l’échec. La volonté d’un seul s’imposant à l’opinion de toutes et tous.
Vous comprendrez que nous n’avons aucune envie, mais alors vraiment aucune, de devoir prendre une part quelconque dans la désignation de personnes qui, quelles qu’elles soient, se sont à nos yeux compromises dans un mode de gestion manquant cruellement de transparence et totalement rétif à toute tentative d’évaluation.
Le groupe des écologistes ne prendra donc pas part à l’élection du maire de remplacement et de ses nouveaux/anciens adjoints !
Vous avez choisi la cohérence, c’est mieux pour gérer la transition !
Dans 3 mois, les Stéphanoises et les Stéphanois trancheront !
Jean Duverger, conseiller municipal écologiste

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