Protection fonctionnelle des élu·es

Conseil municipal du 27 janvier 2025
Protection fonctionnelle
Olivier Longeon

Depuis quelques jours, Monsieur Gilles ARTIGUES a demandé la protection fonctionnelle suite à cette sinistre affaire qui – comme je l’ai dit tout à l’heure – a jeté la honte sur notre ville et ses habitants. Il est bien normal qu’il demande cette protection.

Les écologistes rappellent donc qu’ils ont confiance en la justice de notre pays pour conduire un procès juste et équitable qui donnera aux Stéphanois toute la vérité sur cette affaire. Les élus écologistes stéphanois ont condamné les propos odieux qui ont été tenus ici, dans le bureau du maire, à l’encontre de cet ancien 1er adjoint qui aurait été victime d’une ignoble machination.

Ces propos ont été entendus dans toute la France et ils ont fait honte aux Stéphanois. La demande de Monsieur ARTIGUES de ce jour donne l’espoir que toute la lumière soit faite sur des pratiques qui dépassaient l’entendement – je n’ose pas dire « qui dépassent » parce que j’estime que c’est sans doute fini – et que nous avons régulièrement dénoncées depuis le début du mandat.

Ces méthodes du passé, les divisions de votre majorité du présent font penser que faute d’un projet fédérateur pour la Ville, l’équipe municipale a tenu en ayant recours à une certaine violence. Au final, ce sont les Stéphanois et la Ville qui ont récolté la honte. Saint-Étienne mérite mieux que l’exercice hyper centralisé du pouvoir que nous avons vu par son premier magistrat et son ex-chef de cabinet.

Depuis l’arrivée de l’équipe aux commandes en 2014, les élus écologistes ont dénoncé l’opacité, notamment en demandant plus d’éléments, plus d’informations que cela soit sur les associations, sur un certain nombre de décisions qui étaient prises, il n’y a rarement eu plus d’informations, rarement eu plus d’indicateurs d’évaluation, par exemple, et il y a même eu un refus de répondre à plusieurs de nos questions.

La Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole doivent tirer les leçons de tels errements au plus vite. Elles doivent se donner les moyens de sortir de cette honte pour que cela ne se reproduise plus. Il est urgent de restaurer la confiance en nos institutions largement entamée aujourd’hui. Ces dérives doivent être combattues. Pour cela, la transparence totale sera nécessaire.

Je vais globaliser en disant que c’est votre métaphore, majorité divisée ou non. L’iceberg. J’ai bien entendu que dans l’iceberg, nous voyons 10 % des 90 % qu’on va nous révéler, que vous nous promettez presque en suspense comme dans une mauvaise série de Canal, comme j’ai dit tout à l’heure, mais continuons la métaphore jusqu’au bout. Quand un iceberg se décroche de la banquise, il arrive qu’il s’accroche près d’une île.

Quand il s’accroche près de l’île, il met des mois et des mois à fondre. Pendant ce temps, toute l’île reste dans le froid, ne connaît plus la chaleur parce que l’iceberg doit fondre. C’est exactement cette métaphore que j’aimerais reprendre c’est-à-dire que depuis deux ans, deux ans et demi même, nous devons partager la honte et nous en avons marre. Il est temps que Saint-Étienne sorte de cette situation catastrophique.

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