Conseil de Saint-Etienne Métropole
2 octobre 2025
Suivi des recommandations de la Chambre régionale des comptes
concernant la communication
Voilà un rapport qui fait suite à une passe d’armes mémorable dans notre assemblée.
Il reflète parfaitement la situation créée par le toujours ”ordonnateur” officiel, dont il tait le nom. Ce dernier s’est volontairement mis en retrait total de notre assemblée, tout en continuant à essayer d’en tirer les ficelles.
Une mise en retrait qui ne correspond à rien. Aussi bien au plan de la réalité de son effacement, que d’une quelconque position officielle. Et malgré tout, la métropole continue de fonctionner, pas plus mal et peut être mieux.
La formation d’une Mission d’Information et d’Évaluation (MIE), dont la composition reflétait la diversité de l’ensemble des membres de notre assemblée, a permis une approche plurielle et diversifiée du sujet qui nous occupe. Ses conclusions en écho aux remarques de la CRC ( Chambre Régionale des Comptes) sont reprises pour une réponse à cette instance, une réponse qui se substitue à celle rédigée par l’ordonnateur, ou qui fait doublon ? Car qui est légalement, officiellement, chargé d’y répondre ? Les services juridiques de notre institution ont-ils tranché ?
Mme la première vice-présidente, vous l’avez compris votre réponse, conforme aux préconisations de la MIE rallie nos suffrages, mais êtes vous habilitée à nous proposer ce rapport ? Seule la démission effective de l’ordonnateur officiel, permettrait de mettre fin à une situation qui fragilise notre collectivité et entrave son bon fonctionnement.
Nous imaginons ce qu’a dû être la difficulté d’imposer une autre version, conforme aux conclusions de la MIE. MIE qui, en fait, unanimement, a remis en cause le fonctionnement hyper centralisé de notre institution.
Il est temps, il est grand temps de faire une place officielle et organisée à une véritable collégialité. Il est nécessaire de se prémunir d’une dérive qui voit un vice- président, par exemple, découvrir par hasard, dans un couloir, qu’une décision concernant sa délégation a été prise sans qu’il en soit aucunement informé. (Georges Hallary, VP Développement Économique).
Mais d’autres manières de faire s’offrent à nous. On peut bâtir autrement le budget, de manière plus horizontale, en y intégrant au départ, des données sociales et environnementales. Mais aussi de trouver une façon pertinente de prendre en compte les attentes et les aspirations des habitantes et habitants de la métropoles. Peut-être que des conventions citoyennes locales pourraient utilement y contribuer.
Il faut tirer les enseignements de cette séquence pour améliorer le fonctionnement de notre collectivité. Le népotisme n’a plus lieu d’être et il faut faire une place grandissante aux processus d’intelligence collective. Des méthodes existent, il est plus que temps de s’en saisir. C’est le moyen d’éviter toute éventuelle futures dérives que permettent l’exercice solitaire du pouvoir, qui comme chacune et chacun sait, peut rendre sourd.
Cela se fait assez bien avec la démarche d’élaboration du PAT. C’est aussi le cas dans une moindre mesure pour l’élaboration du PLUi ou de la nécessaire information de la population sur la démarche entreprise pour tenter de juguler les effets dévastateurs des crues, (Encore que, le représentant d’une association de Châteauneuf a été prié de quitter une réunion sur le sujet la semaine dernière…) Il y a sans doute une place plus grande à prévoir pour permettre la participation citoyenne et son implication policée dans le fonctionnement de notre collectivité.
A ce propos, comme critiquer sans proposer de pistes pour améliorer, n’a pas de sens, les écologistes réitèrent leur proposition de tester la méthode mise au point par France Villes et territoires durables, La démarche CAP Territoires Durables. Elle rassemble un grand nombre de partenaires engagés pour la transformation écologique et économique des territoires. L’école des mines de Saint- Etienne en est une des parties prenantes.
Il se trouve que ce constat, et ces propositions font écho à un rapport du Sénat qui vient de sortir le 23 septembre dernier. “ Pour une intercommunalité de la confiance au service des territoires “. Il porte le numéro 900. Je vous invite à le lire. Il débouche sur 20 propositions en fin de rapport, il serait judicieux de les examiner de près.
Vous l’aurez compris, les écologistes soutiennent une métropole de progrès, capable de faire preuve de toujours plus de dialogue et de concertation entre les élus qui la composent et les habitantes et habitants qui y vivent et la font vivre ! Il lui faut maintenant privilégier une approche plus mutualisée, seule capable de lui permettre de faire face aux défis climatiques à venir.
Je me permets une remarque pour finir. Recevoir pour certaines et certains d’entre nous, les rapports du conseil moins d’une semaine avant leur examen rend leur prise de connaissance difficile, alors que la plupart d’entre eux ont été présentés dans leur forme définitive au bureau du 18 septembre dernier !
Jean Duverger, conseiller écologiste métropolitain