L’été a été particulièrement difficile avec une canicule de onze jours consécutifs, la plus longue pour un mois d’août après celle de 2003. Et cela sans compter celle de juin, qui avait déjà éprouvé les habitants.
Face à ces conditions extrêmes, certaines villes ont pris des mesures concrètes : ouverture prolongée des parcs et jardins, accès facilité à des lieux climatisés comme les musées, voire gratuité des piscines municipales lors des journées les plus chaudes.
Et à Saint-Etienne ?
Certes quelques îlots de fraîcheur ont été créés, des arbres ont vu le jour dans des conteneurs sur la place Chavanelle, un fichier d’aide aux personnes vulnérables a été créé, et après 10 jours de chaleur intense, quelques recommandations sur un flyer !
On aurait pu espérer que les piscines municipales ouvrent largement leurs portes. Erreur : comme les années précédentes, seule la piscine Raymond Sommet était accessible. Sa jauge de 1 250 entrées est très loin de répondre aux besoins d’une ville de 175 000 habitants, dont 28 % vivent sous le seuil de pauvreté et ne peuvent partir en vacances. Dans une ville très minéralisée, où la chaleur s’accumule, certains appartements affichaient encore 30° à minuit, empêchant tout repos et fragilisant particulièrement les plus vulnérables.
Il est temps de regarder en face la réalité du changement climatique et d’écouter le besoin de plus d’espaces naturels exprimé par les habitantes et habitants lors des réunions de concertation. Avoir des espaces verts autour de la ville ne suffit pas. Communiquer à outrance sur quelques réalisations non plus. La ville est de plus en plus minérale, et ça se voit. Il faut végétaliser la ville elle-même : dégoudronner autant que possible l’espace public, et en particulier les cours d’école pour ramener la nature au plus près de nos matrus, végétaliser massivement et de façon diffuse, isoler les bâtiments municipaux et mieux accompagner la rénovation des logements. Les écologistes le répètent depuis longtemps.
Les élu·es municipaux écologistes
Annie Andria, Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi et Olivier Longeon