Conseil municipal du 13 Octobre dernier : le dernier, vraiment ?
Un conseil municipal d’octobre un peu surréaliste, mais conforme à la tradition. A savoir, l’exposé d’une action municipale que son “encore“ maire présente comme tout à fait remarquable, sans imaginer un instant que son opposition, de plus en plus étoffée, puisse en quoi que ce soit rien n’y trouver à redire.
Et pourtant, nous sommes intervenus sur de nombreux dossiers pour suggérer, améliorer, faire des propositions constructives qui peut-être, sans doute, auraient pu en modifier le contenu et, qui sait, améliorer le quotidien des Stéphanoises et des Stéphanois.
Mais l’encore-maire de la ville, ce jour-là, comme il l’a fait tout au long du mandat, n’a pas voulu en tenir compte. Fidèle à son attitude d’hermétisme absolu à tout dialogue. Invectiver, accuser, admonester… c’est le ton usuel qu’il emploie et continue d’employer.
C’est un fait : l’idée que l’on puisse partager un peu d’intelligence avec ce qui reste de son équipe, désertée de toutes celles et de tous ceux qui ont abandonné le navire avant qu’il ne fasse naufrage, ne l’effleure pas.
La ville de Saint-Etienne mérite bien plus qu’une gestion hyper centralisée, incapable de permettre la prise en compte des multiples paramètres qui affectent le quotidien de la gestion d’une grande ville. Il faut en finir avec le pouvoir “sur” d’une seule personne et opter pour le pouvoir “de” d’un véritable collectif, d’une équipe. Saint-Etienne brillera de nouveau si elle opte pour un entraîneur qui opte sans ambiguïté pour le collectif et abandonne la stratégie du “goleador”, souvent hélas, mal inspiré jusque-là.
A l’heure où nous rédigeons cette tribune, nous ne connaissons pas encore le verdict qui sera tombé le lundi 1er décembre. Quoi qu’il en soit, nous aspirons à l’émergence d’une véritable collégialité pour que les meilleures décisions soient retenues au service des Stéphanoises et des Stéphanois.
Les élu·es municipaux écologistes
Annie Andria, Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi et Olivier Longeon