Conseil de Saint-Etienne Métropole du 26 novembre 2025 – Orientations budgétaires 2026

Saint-Etienne Métropole –
orientations budgétaires 2026

Le rapport est présenté, dans un contexte de grande incertitude. Cela rend l’exercice particulièrement périlleux. 

 Le projet de loi de finance (PLF) est toujours en discussion. Et la conjoncture économique, sociale et politique ne donne pas des signaux très positifs. Sans compter avec une situation géostratégique des plus délicates. C’est donc un rapport qui propose de faire preuve d’une grande prudence, de beaucoup de rigueur. Et dans ces conditions, je suis très surpris de constater que l’on envisage de voir diminuer de moitié notre épargne nette qui passerait de 15, 5 millions prévu en 2025 à 8 millions.  Cela pour maintenir un niveau “ satisfaisant “ d’investissements. Un rapport de rigueur, présenté comme tel, et pourtant il se propose de financer 145 millions d’investissements. Ce qui se traduirait par une augmentation de la charge du remboursement de la dette. Ce qui compromet notre capacité à investir pour l’avenir. 

Nous aimerions savoir à quoi correspondent les réserves budgétaires et non budgétaires constituées pour faire face aux aléas liés aux remboursements des prêts structurés qui restent à la charge de notre collectivité. J’avais déjà posé la question en commission des finances, et il m’avait été répondu que les précisions me seraient apportées ? Je n’ai rien reçu à ce sujet à ce jour alors que j’avais fait remarquer des imprécisions à cet égard. Pourtant on parle de sommes importantes et dont la mobilisation éventuelle me semble très floue. 

Un mandat s’achève, certes, mais est-il responsable de laisser à d’autres le soin de devoir assumer la rudesse de choix que l’on n’aura pas su ou voulu faire ? 

Ceci posé des dépenses prévisibles et même indispensables, comme par exemple, une obligation à venir d’investir dans les infrastructures de transport pour 58 à 62 millions d’euros n’est pas prise en compte. 

Ce qui est regrettable, aux yeux des écologistes, c’est que la situation difficile à laquelle nous sommes confrontés ne permette pas de réfléchir à une nouvelle manière de définir nos priorités et d’éclairer les décisions douloureuses de renoncement à entériner. Il est sans doute temps d’aller à l’essentiel et comme nous l’avons exprimé, dans notre intervention précédente concernant le rapport Développement Durable, de prioriser la sauvegarde de la santé de nos concitoyennes et concitoyens en leur assurant un accès sécurisé à leurs besoins vitaux. 

Il faut redéfinir nos priorités dans un contexte où l’urgence climatique, mais aussi d’autres facteurs évoqués plus haut nous contraignent à faire des choix. Choisir c’est douloureux mais parfois indispensable. On a abandonné l’idée que la construction d’une patinoire soit indispensable, qu’en est-il du réaménagement d’un quartier ? 

Vous l’aurez compris, les écologistes n’ont pas trouvé dans ce rapport matière à être optimistes. Ni sur son contenu, ni sur son élaboration. Nous redisons notre insatisfaction à ne recevoir les rapports qu’à la veille, un week-end, de leur examen par l’assemblée, alors qu’ils sont disponibles depuis le 13 novembre au soir après leur passage devant le bureau des maires. 

Nous allons finir par croire qu’il y a dans cette assemblée différentes qualités d’élu·es, ce qui est très regrettable vous en conviendrez vis à vis de la représentation démocratique. 

Nous nous abstiendrons donc en attendant de connaître la réalité des arbitrages réalisés.

Conseiller métropolitain écologiste

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